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Réorganisation DHIU : moins de repères, plus de tensions

Annoncée comme un progrès, la réorganisation crée surtout flou, tension et perte de repères.

Depuis plusieurs mois, la Direction de l’Habitat et de l’Innovation Urbaine (DHIU) se réorganise.


Photo : IA
Photo : IA

Ce processus se traduit par :

  • un nouveau rattachement à la DGA Environnement,

  • une refonte de l’organigramme,

  • des évolutions de périmètre, plus ou moins visibles selon les équipes.

L’administration affirme que ce changement apporte “plus de clarté, de réactivité et un cadre de travail plus serein”.


Ce n’est pas ce que nous constatons.

L’UNSA CeA, en lien avec les collègues, observe des fragilités persistantes. Elles sont accentuées par l’absence d’un cadre d’accompagnement solide.


Ce que nous observons

D’abord, une lisibilité insuffisante. Beaucoup ignorent qui fait quoi, à quel niveau et dans quel périmètre. Cela crée des tensions, ralentit les coopérations et fragilise les collectifs.

Ensuite, un empilement hiérarchique.



Les circuits sont plus complexes. Les responsabilités restent floues.

Cela nourrit l’incertitude et un sentiment de perte de repères.

Les transversalités annoncées ne sont pas structurées. Aucune méthode claire n’existe. La coordination repose sur l’informel ou la bonne volonté des agent-es.

Enfin, une fatigue professionnelle s’installe. Beaucoup se sentent usés. Ils ont dû s’adapter sans accompagnement, sans concertation et sans reconnaissance.


Ce que l’administration n’a pas fait

Elle a refusé de créer une instance de suivi opérationnel, proposée par l’UNSA CeA. Cette instance aurait permis de poser des jalons, d’identifier les dysfonctionnements et de construire une transition lisible.

Elle n’a pas formalisé de phase d’expérimentation. Certains éléments auraient mérité d’être testés, ajustés et consolidés. Cela aurait réduit l’incertitude.

Elle n’a pas tiré les leçons des réorganisations précédentes. Celles-ci ont souffert d’un manque de méthode et de clarté, entraînant des réajustements tardifs… voire de nouvelles réorganisations.

 

Ce que l’UNSA continue de porter

L’UNSA CeA ne rejette pas le changement. Nous savons que les politiques évoluent et que les services doivent s’adapter.

Mais une réorganisation réussie ne se décrète pas. Elle se construit avec méthode, dialogue et respect des équipes.

Nous demandons :

  • une phase d’observation structurée, avec bilan à mi-parcours,

  • des clarifications sur périmètres, priorités et circuits de décision,

  • la sécurisation des missions et des rattachements,

  • un espace de dialogue digne de ce nom, associant les agent-es aux transformations.

 

Et au-delà de la DHIU ?

La réorganisation touche aussi d’autres directions, comme la DETC. Les missions partagées sur la transition écologique ou l’urbanisme durable exigent une transversalité solide. Elle n’existe pas aujourd’hui.

Même constat à la DRIM. Les coopérations autour de l’innovation et des mobilités manquent de méthode et d’anticipation.

 

Vous avez la parole en toute sécurité

Prendre la parole n’est jamais simple. Beaucoup hésitent par crainte d’être mal compris-es ou exposé-es.

L’UNSA CeA refuse les questionnaires formels. Nous privilégions une écoute continue, discrète et protégée. Les remontées sont confidentielles et collectives.

Votre parole ne sera jamais exposée. Mais elle sera entendue.

 

Et maintenant ?

Nous restons présent-es. Dans les instances, nous porterons ces constats avec clarté et constance. Sur le terrain, nous restons à l’écoute, avec discrétion et détermination.

Le changement ne peut pas se construire contre les agent-es. Il réussira seulement avec elles et eux.

 

📎Cette information fait suite à la réponse DRH du 18 décembre 2025 adressée à l’UNSA CeA. Ces courriers sont disponibles sur demande.

 

L’UNSA CeA est là pour veiller, relayer, construire… et protéger.

 


 


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